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Tissage, La Manufacture @triptyque.be

Des liens à proteger

Des liens à protéger, patrimoine roubaisien sauvegardé.

L’industrie textile, un patrimoine à conserver ? A partir des années 1970, dans un contexte de désindustrialisation en France, s’opère une reconnaissance progressive du patrimoine industriel en tant que matière à sauvegarder.

Toutes ses composantes sont alors concernées : le patrimoine architectural tels que les usines ou les logements ouvriers, les machines en tant qu’objets de savoir-faire et de technicité mais aussi certaines pratiques encore partagées à l’instar de la fête des allumoirs présente dans le Nord de la France.

À Roubaix, la rare concentration et l’exceptionnelle richesse des anciens bâtiments textiles entrainent une reconnaissance de nombre d’entre eux au titre des Monuments historiques. La création inédite d’une collection de métiers à tisser donne naissance à un musée unique, le musée La Manufacture de Roubaix. À la fois mémorielle et résolument contemporain, il permet de retracer l’histoire des savoir-faire en la matière et de partager les gestes des anciens ouvriers. La splendeur de la diversité culturelle des habitants relève souvent, quant à elle, du patrimoine industriel vivant.

De nature architecturale, technique ou culturelle, qualifié de matériel ou d’immatériel, le patrimoine textile de Roubaix est particulièrement diversifié. Quels sont alors les enjeux de sa conservation ? À travers le prisme de la photographie, qu’elle soit historique, issue de documents d’archives, ou contemporaine, portée par le regard d’artistes, découvrez la richesse du patrimoine industriel roubaisien et les manières de le préserver.

Une exposition présentée par le service Ville d’Art et d’Histoire de la Ville de Roubaix.

MAAK & Transmettre, exposition, Musée La Manufacture Roubaix

Intérieur jour | Maak & Transmettre

Avec Intérieur jour, le collectif MAAK & Transmettre explore la ville comme terrain de jeu.

Entre oeuvres textiles poétiques et architecturales de la collective et projets de transmission, l’exposition révèle à la fois leur univers propre et les formes, récits et getse issus des ateliers tissés avec les habitantes et habitants lors du CLEA (Contrat Local d’Education Artistique) entre Roubaix et Tourcoing.

Photo : Velutto dégradé, tufté à la main, 100% laine, teinture artisanale, 2025. © Maak & Transmettre

Biennale Objet Textile #5, Musée La Manufacture Roubaix

Biennale Objet Textile #5

Pour cette 5ème édition de la biennale Objet Textile, 26 artistes transforment les usages de la matière textile.

Entre art et science, entre expérimentation artisanale et engagement environnemental, entre savoir-faire traditionnel et technologie numérique, toutes et tous, innovent à leur manière l’objet textile.

Visionnaires, engagés, drôles, ils explorent la matière, familière ou atypique, pour en révéler l’esthétisme voire la poésie, pour affirmer une démarche éco-artistique ou encore porter un regard critique sur nos sociétés contemporaines.
Suivez-les, ils se glissent dans les interstices et estompent les frontières de l’art, du design et de la recherche. Vous ne pourrez qu’être surpris par tout ce qui peut devenir ou faire textile !

La Manufacture organise la 5ème édition de la biennale Objet Textile, temps fort de sa programmation autour de l’art textile contemporain. Une vingtaine d’artistes locaux, nationaux et internationaux sélectionnés par un jury de professionnels, sont invités à présenter leur travail dans des modules individuels de 10m3, vitrine de leur univers singulier.

Une exposition qui témoigne de la richesse et de la diversité de la création textile contemporaine et qui s’articule cette année autour de la thématique de la matière. Dépassant les limites de la salle d’exposition, les installations artistiques présentées au cœur de la salle des machines se mêlent au patrimoine industriel.

Un prix Manufacture, un prix Lieux‑Communs (Namur, Belgique), un prix TAMAT – Musée de la Tapisserie et des Arts textiles de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Tournai, Belgique), et pour la première fois cette année un prix Texture – Musée du Lin et du Textile (Courtrai, Belgique), sont décernés à cette occasion. Les artistes lauréats remportent une place dans la programmation de ces quatre institutions.

Roubaix, architectures réhabilitées

Cette exposition, proposée par la ville de Roubaix dans le cadre du Label Ville d’Art et d’Histoire, vous invite à découvrir l’histoire particulière du bâti industriel roubaisien et l’importance de sa reconversion dans l’identité de la ville.

Maquettes, objets et documents d’archives permettent aux visiteurs d’appréhender les enjeux architecturaux et urbains de la ville d’hier à aujourd’hui.

Depuis le XIXème siècle, l’essor industriel de Roubaix a profondément façonné son paysage urbain, marqué par l’architecture des usines, les logements ouvriers et les édifices publics. Face au déclin de l’industrie textile dans la seconde moitie du XXème siècle, la ville s’engage dans une ambitieuse démarche de reconversion, transformant son patrimoine bâti en nouveaux lieux de vie, de culture et de création. L’exposition vous propose de suivre cette évolution, reflet d’une ville en constante réinvention.

Le Fil Dansé, œuvre pensée en résonance avec l’histoire textile de Roubaix, sera présentée durant le temps de l’exposition.

Création de Dominique Shine, avec la complicité de la Cie Niya et les témoignages des ouvriers de la Manufacture. Cette œuvre a été commandée par la Ville de Roubaix.

Exposition FANGO studio Atzori, création graphique atelier Bien Vu. Musée la Manufacture Roubaix

Fango | Studio Atzori

FANGO est un projet au long cours spécialement créé pour La Manufacture de Roubaix.

Il s’inspire de l’activité industrielle de Roubaix, où elle a profondément influencé la vie de milliers d’ouvriers et de leurs descendants. Le déclin de l’industrie a laissé une empreinte durable sur la communauté. Les dynamiques internes des usines en sont le point de départ.

Pensée comme un diorama à l’échelle réelle, l’installation recompose la scène d’une place de village, animée par des figures ordinaires absorbées dans leurs gestes quotidiens. Ces sculptures humaines grandeur nature, issues de la rencontre entre l’art textile et les arts plastiques, donnent corps à un fragment de réalité suspendu, où la normalité n’est qu’une
apparence, une mise en scène.

À travers ce dispositif, l’œuvre questionne les formes les plus diffuses et ordinaires du pouvoir : non pas celui, frontal et institutionnel, mais celui qui s’infiltre de manière souterraine dans les relations interpersonnelles, s’impose dans les rôles sociaux et se glisse dans les gestes presque imperceptibles de la vie commune. Un pouvoir discret mais omniprésent, capillaire et quotidien, qui façonne les comportements, redessine les hiérarchies et structure l’existence collective de façon invisible.

Milena et Robberto du Studio Atzori sont les lauréats du prix Manufacture de la quatrième biennale Objet Textile.

Laure Prouvost | Lille 3000 Fiesta

Laure Prouvost, lauréate du prix Turner en 2013, investit la salle d’exposition avec une installation monumentale immersive où s’entremêlent films, sculptures, tapisseries – de 15 mètres de long – et langage.

Roubaix, une ville emblématique du textile, a connu un essor fulgurant grâce à l’industrialisation du 19ème siècle. Dès le Moyen-Âge, le seigneur Pierre de Roubaix obtient de Charles le Téméraire une charte permettant à la ville de produire « licitement drap de toute laine » (1469). C’est avec la laine que Roubaix forge son identité, tandis que Lille se concentre sur le lin. Ce développement industriel a vu l’émergence de près de 300 usines, donnant vie à de grandes dynasties du textile, telles que les familles Toulemonde, Motte, Pollet, Masurel et Prouvost.

Issu d’une famille de cultivateur liée au textile, c’est en 1851 qu’Amédée Prouvost crée « Le peignage Amédée Prouvost et Cie » avec la famille Lefebvre. Deux générations plus tard, c’est Jean Prouvost qui crée la Lainière en 1911, afin de transformer la matière première en fil. Ainsi nait la marque de laine grand public Pingouin. Passionné d’actualités, il rachète des titres de presse écrite et naissent, entre autres Paris Match et Marie Claire. Et c’est encore deux générations plus tard qu’Evelyne Prouvost fonde le groupe Marie-Claire en 1976.

Aujourd’hui, Laure Prouvost, descendante de cette grande lignée d’entrepreneurs, à cette même passion de l’aventure et de la prise de risque.

Après avoir fait un premier cycle d’étude à l’institut Supérieur d’Arts Saint-Luc Tournai en Belgique, elle traverse la Manche pour continuer son parcours à la Central Saint Martins puis au Goldsmiths College à Londres. Elle s’installe ensuite à Bruxelles où elle ouvre son studio.

Ses inspirations sont multiples et le parallèle avec le territoire textile roubaisien se fait naturellement lorsque que l’on se trouve au cœur de cette tapisserie, illustrée de mots, de langage et d’images. Ces deux pièces en Jacquard monumentales résonnent avec le passé industriel du musée et ses collections de métiers à tisser.

       

Cette installation de Laure Prouvost invite à l’évasion aussi bien géographique que psychologique. Elle figure un endroit abandonné, jonché de déchets au milieu desquels la nature reprend ses droits. On déambule dans un chemin de traverse, ponctué de notes à la poésie absurde, comme des petits tweets manuscrits, gravés dans la toile.

On a l’impression de transgresser l’interdit, en ignorant un signe imaginaire « défense d’entrer ». Comme si l’on traversait un grillage arraché, pour se retrouver de l’autre côté, au milieu de branches arrachées, tessons de verre, morceaux de céramiques, d’objets trouvés, de feuilles de journaux envolées et de fleurs sauvages…

La grande tapisserie, exploit technique de l’entreprise belge Flanders Tapestries, se compose elle-même de fibres naturelles et synthétiques… Le travail de design textile est également remarquable avec une maitrise de la couleur et de l’armure, qui donnent du relief à la pièce.

     

 

Une installation à découvrir à La Manufacture dans le cadre de la 7ème édition de Lille 3000, Fiesta !

Amalia Laurent – Analyse d’une forme d’onde en plis

Suite à sa résidence d’artiste à la Condition Publique, Amalia Laurent propose une installation textile suspendue, pensée autour de la notion de motif et de répétition.

À partir des cartes perforées utilisées pour les métiers à tisser des motifs jacquards dans l’industrie du textile à Roubaix au 19e siècle, elle explore cette technique binaire comme base du motif coloré qu’elle applique en teinture traditionnelle à la main sur un tissu de tarlatane. Jouant avec la transparence et l’opacité, elle révèle ainsi l’espace autrement.

Installation présentée en partenariat avec la Condition Publique.

Les Trophées Européens de la mode circulaire #3

Pour sa troisième édition, La Manufacture accueille une nouvelle fois l’exposition des finalistes des Trophées de la Mode Circulaire, au cœur de la salle des machines, dans une scénographie écoconçue pensée et réalisée par Nastassia Szymczak.

Vous rêvez d’une mode plus durable ? A vous de jouer !

Les Trophées Européens de la Mode Circulaire #3 mettent à l’honneur 15 acteurs engagés, qui ont été sélectionnés par un jury d’experts mode et textile. Ces projets innovants et vertueux concourent pour remporter l’un des 5 trophées mis en jeu. Et cette année encore, vous pouvez faire la différence en décernant le Grand Prix du Public !

C’est simple : choisissez et soutenez vos 3 projets favoris parmi les candidats finalistes, en votant jusqu’au 3 décembre !

 

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 5 décembre à 18h, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lille (Place du théâtre) avec une rediffusion en direct sur les réseaux @modecirculaire.

La Métropole Européenne de Lille, fief historique de l’industrie textile en France et aujourd’hui pionnière de la mode circulaire, organise cet événement avec l’ADEME et l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai. Ces trophées soutiennent l’éco-innovation dans la mode et récompensent les entrepreneurs qui réinventent le secteur en réduisant son impact sur l’environnement.

Votez pour une mode qui fait la différence !

Passeurs de couleurs

Le musée de la Manufacture, dédié à la mémoire du textile à Roubaix a voulu mettre à l’honneur les créateurs de demain et exposer les productions d’étudiants en design textile de l’ESAAT.

La teinture, avec des colorants naturels, est à la fois une connaissance et une pratique qui a connu ces dernières années un renouveau certain. Elle bénéficie des recherches d’archéologues, d’ingénieurs, de producteurs de plantes, d’artisans experts, d’artistes et de designers.
Artistes et designers textiles redécouvrent des échantillons de teinturiers du passé, s’en inspirent et se forment aux techniques de teinture. De même les étudiants en design textile de l’ESAAT ont pu être initiés aux divers procédés de teinture naturelle. Ils les mettent en valeur dans leurs productions par le tricotage et le tissage de fils qu’ils ont teints.

Ils ont aussi pu bénéficier de l’expertise de Clément Bottier, designer textile et costumier pour le cinéma, spécialiste de la teinture naturelle, artiste invité de cette exposition, qui a formé les étudiants à l’impression directe sur laine lors d’un workshop.
Leurs professeurs de maille, de tissage, de teinture et d’impression, par ailleurs artistes et designers exposent leurs productions personnelles élaborées en lien avec le travail des étudiants à l’occasion de cette exposition.

Vous souhaitez rencontrer les étudiant.e.s ayant participé.e.s à l’exposition Passeurs de couleurs

Ils seront présents dans l’exposition les samedis 8 février, 22 février, 8 mars, et 29 mars , de 15h à 17h. Une occasion unique pour en apprendre encore d’avantage sur leur passion pour le textile et la teinture !

 

L’exposition Passeurs de couleurs fait partie de la programmation hors les murs de la foire d’art contemporain Lille Art Up !

Piquer au cœur – Carolina Sepulveda

Dans cette exposition, Carolina Sepulveda, artiste et poétesse chilienne vivant à Lille, voit la broderie comme un acte de réparation et un retour aux origines.

Inspirée par les femmes de sa famille, elle tisse des liens intimes avec ses racines. Chaque fil qu’elle manie est une affirmation de la puissance des femmes et de la guérison par l’art.

À l’occasion du vernissage de l’exposition, les membres de l’association franco-chilienne Cordillera interprèteront un répertoire de musique latino-américaine, du Mexique au Cap Horn, en passant par les Iles Caraïbes, la Colombie, Cuba et le Pérou. (De 18h30 à 19h)

Le groupe de musique Cordillera est la vitrine artistique de l’association éponyme qui promeut la richesse culturelle du continent latino-américain et qui souhaite partager avec le plus grand nombre un message de paix, solidarité et de respect de la dignité humaine.

Carolina Sepulveda, Las Venas, 2024, 40x 40cm © Carolina Sepulveda

Carolina Sepulveda, J&C, 2023 © Carolina Sepulveda